Dans Aspie je t'M Marie témoigne avec une extrême sensibilité de sa relation amoureuse avec un homme présentant le syndrome d'Asperger. Un témoignage fort qui se veut un phare, une petite étoile pour les personnes dans la même détresse que fut la sienne. Une très belle histoire d'amour.
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Presse



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Journal La Haute-Saintonge                      

Vendredi 29 mai 2015

PONS 

Rencontre littéraire

Gabriel et Marie, une relation si particulière...

Il aura fallu trois jours et trois nuits à Marie d’Ardillac pour écrire son livre. Mais une année pour en faire ce qu’il est au­jourd’hui. 

« Les mots sont arrivés comme ça et je les ai posés tel quel ». Témoignage d’un amour sincère, mais si tumultueux.

Il y a celles qui parlent de leur vie de femme battue, celles qui ra­content l’enfer d’avoir perdu un enfant, les autres qui préfèrent dénigrer leur ex-conjoint devenu célèbre… Et puis, il y a aussi toutes ces femmes, mères ou amantes, qui se lancent dans l’écriture pour témoigner de leur quotidien avec une personne neuroatypique*. Que ce soit à Jonzac il y a quelques se­maines avec Anne-Sophie Ferry et son livre « Le royaume de Tristan » ou Marie d’Ardillac jeudi 21 mai à la médiathèque de Pons avec « Aspie, je t’M », toutes ont un point com­mun : vivre un ordinaire, loin d’être ordinaire et surtout très loin d’être un « fleuve tranquille ».

Les histoires d’amour sont par­fois très compliquées, le livre « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » nous indiquant avec force précision combien il est difficile de cohabi­ter au quotidien. Chacun d’entre nous a une idée souvent précise de la vie de couple. Sauf qu’entre la théorie et la pratique… un gouffre d’incompréhension et de reproches peut rapidement faire virer au cau­chemar les tendres débuts idyl­liques d’une relation amoureuse. Et ça, dans le cas où femme et homme sont considérés comme « per­sonnes normales ».

Marie d’Ardillac, qui vient de sortir son livre « Aspie je t’M », se trouvait jeudi 21 mai à la médiathèque de Pons, pour présenter et témoigner de son quotidien auprès de son « Petit Prince », bien loin d’être un roman à l’eau de rose. Il faut dire que Gabriel n’est pas tout à fait comme les autres. Il présente le syn­drome d’Asperger, c’est-à-dire que les relations sociales sont quelque peu altérées rendant l’aventure amoureuse très compliquée. Mais de ça, Marie d’Ardillac ne se doute pas lorsqu’elle rencontre le jeune homme qui affiche quelques années de moins qu’elle.


Ce jeudi soir à la médiathèque on a écouté Marie d’Ardi­llac parler de la « relation sentimen­tale des Asperger », de leur « cécité mentale » ou de leur manque d’em­pathie. Tandis que certaines personnes étaient là sans avoir connaissance de ce « trouble du spectre autistique », d’autres le vivent au quotidien au travers d’un enfant ou d’un mari. Des échanges nourris et témoi­gnages se sont succédé, permet­tant de mettre en avant les difficul­tés des uns et des autres. Durant presque deux heures, chacun a pu parler à coeur ouvert de « l’ombre et de la lumière » dans lesquels vi­vent les Asperger, « où les couleurs sont toujours altérées par quelque chose » expliquait Marie d’Ardillac. Un témoignage poignant et une écriture agréable qui ont fait dire à Stephan Blackburn, philosophe canadien : « ton livre a ouvert un nouveau dialogue avec ma mer­veilleuse épouse ». Jolie façon de dire, pour ce célèbre Asperger, que le livre de Marie d’Ardillac permet d’ouvrir le dialogue.

Pratique : «Aspie je t’M » : prix : 18,50 €.

* Neurotypique est un terme pour qualifier les gens qui ne sont pas atteints par des troubles du spectre autistique. Neuroatypique exprime donc le contraire.
Correspondante : Agnes Marie

***

Journal Sud-Ouest 

 



Rencontre et émotion avec Marie d’Ardillac. 

Jeudi soir à la médiathèque de Pons Marie d'Ardillac présentait son ouvrage « Aspie, je t'M » qui raconte la relation sentimentale avec une personne atteinte du syndrome d'Asperger.

« Découvrir un monde mystérieux et passionnant », avoue Marie d'Ardillac.

Il s'agit plutôt d'une différence qu'un handicap, apprend-on par des parents, présents, qui parlent de leurs enfants. Avec souvent des routines obsessionnelles, des difficultés de communication, une rigueur affirmée mais aussi « ils sont formidables », « ce sont de belles personnes ». Marie d'Ardillac assure « tout le chemin que j'ai fait avec lui, restera » et même si cette vie à deux semble « très compliquée » c'est là une lueur d'espoir pour ces mamans qui souhaitent que leurs enfants « aient une place », « du respect » et surtout que chacun leur offre « la bienveillance » à laquelle ils ont droit. 
Être différent, c'est une richesse supplémentaire.
Nadine Julliard


3 commentaires:

  1. Pour clarifier les choses, notamment concernant le "manque d'empathie" évoqué dans l'article ... les articles de presse on le sait, sont par nécessité souvent réducteurs et le correspondant n'a pas la capacité matérielle de développer suffisamment. Je voulais donc revenir sur cette notion de "manque d'empathie", laquelle pour ma part est à nuancer. Chez la personne atteinte de TSA, le manque d'empathie est avant tout une impossibilité de mettre en oeuvre les paramètres suffisants pour faire démonstration d'empathie. Pour autant, je reste persuadée qu'intellectuellement, "cérébralement" comme aime à le dire mon Petit Prince, l'empathie est parfaitement intégrée, acquise. J'ai développé dans mon ouvrage cette notion en faisant allusion à l'image : "envoyeur-transmetteur-récepteur-et renvoyeur". Des termes qui n'ont rien de médical ni scientifiques, mais qui reflètent exactement ce que j'ai pu observer et analyser avec mon propre ressenti et mes propres critères.

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  2. Essayons de ne Jamais faire de généralités, Cela enferme l'Autre...qui qu'il soit!
    Le Petit Prince de mon histoire ressent tellement la souffrance d'autrui qu'il en souffre lui-même, en ne parvenant pas toujours forcément à le décrire et le partager.
    Est-ce une preuve de manque d'empathie?
    Bien sûr que non...
    Aspie ou non aspie, ceci ne prédétermine pas cela.
    J'ai rencontré tellement de neurotypiques égocentriques, avec moins d'un soupçon d'empathie...
    véronique

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  3. Merci Véronique de votre réponse. Le "manque d'empathie" n'est effectivement pas "l'apanage" des Aspies. J'oserais juste avancer que concernant ceux-ci, il s'agit bien d'une déficience alors que concernant les nt, il relève sinon d' une psychose tout au moins de méchanceté pure et simple. L'égocentrisme est bien vu. A souligner par ailleurs que les nat peuvent être les premières victimes de ces êtres sans aucun état d'âme.

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