Dans Aspie je t'M Marie témoigne avec une extrême sensibilité de sa relation amoureuse avec un homme présentant le syndrome d'Asperger. Un témoignage fort qui se veut un phare, une petite étoile pour les personnes dans la même détresse que fut la sienne. Une très belle histoire d'amour.
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vendredi 22 décembre 2017

Inclusion des enfants autistes > des classes d'autorégulation

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 Clic > Des classes "d'autorégulation" pour scolariser les enfants autistes en milieu ordinaire 

Extrait d'Aspie je t'M

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Si tout au long de ma carrière d’enseignante il m’arriva d’être confrontée à des enfants particuliers, perturbés et perturbateurs – la plupart du temps les deux à la fois –, ce fut un enfant bien singulier que l’on m’annonça en juin, pour la rentrée à venir.
— Simon est un enfant différent, m’avertit le directeur de mon établissement.
— Différent … c’est à dire ?
— Simon est autiste.  
Autiste ! J’allais avoir un petit élève autiste !
           Devançant mon inquiétude, il ajouta :
— C’est un autisme très léger*, et Simon n’est pas violent.
J’avais bien entendu parler de ce syndrome mais n’avais qu’une vague idée de ce qui était généralement présenté comme un handicap. Je n’en connaissais que les aspects inquiétants, ces troubles relevés chez des personnes
placées en structures ou instituts spécialisés. Je mis les vacances à profit pour me documenter sur le sujet. J’étais inquiète sur la mise en place de l’ approche relationnelle et sur l’enseignement qui sauraient convenir à cet enfant. Je cherchai des informations sur le net et me procurai plusieurs ouvrages spécialisés[1]. Ce que je lus ne me donna guère de pistes pour des pratiques pédagogiques adéquates, en revanche, ce que j’y apprenais me donnait envie de découvrir Simon. Mes lectures étaient formelles. L’autisme, s’il affectait les capacités à s’émouvoir ou à entretenir des relations sociales, ne faisait pas moins des neuroatypiques[2] des personnes terriblement attachantes.


* Le terme "autisme léger" est à mon sens inadéquat. Il n'existe pas plus "d'autisme léger" que "d'autisme lourd". La réalité est à la fois plus compliquée et plus subtile, elle tient compte non pas de l’autisme par lui-même mais des capacités de la personne avec autisme à adapter ses comportements essentiellement dans le contexte social. Je conçois qu'il est difficile de trouver naturellement les formules qui conviennent. Moi-même je ne suis pas sûre d'utiliser toujours la terminologie correcte, ce qui est alors l’occasion d’échanges par ailleurs fort intéressants avec les personnes concernées. 
[1] liste en fin d’ouvrage
[2] le terme neuroatypique (nAt) désigne les personnes présentant des troubles du spectre autistique (TSA). Les personnes non concernées par ces troubles sont désignées par le terme  neurotypique (nt)

p.24

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