Dans Aspie je t'M Marie témoigne avec une extrême sensibilité de sa relation amoureuse avec un homme présentant le syndrome d'Asperger. Un témoignage fort qui se veut un phare, une petite étoile pour les personnes dans la même détresse que fut la sienne. Une très belle histoire d'amour.
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jeudi 22 octobre 2015

Aspiration

Aspiration est le magazine d'Asperger Amitié. Si le syndrome d'Asperger reste le fil conducteur d'articles permettant aux familles de trouver des pistes de réflexion et des réponses pratiques, Aspiration aborde également des sujets variés. Dans le numéro de septembre, outre des articles très ciblés traitant de la génétique et l'autisme, d'autres traitent de la mémoire, de l'art, de la pédagogie Steiner mais aussi ... du chocolat.  Kirikou, figure en couverture pour nous présenter le projet LearnEnjoy*.

Vous pouvez commander Aspiration en envoyant vos coordonnées à : contact.aspiration@yahoo.fr ou ou par téléphone au 01 30 72 52 27


 projet LearnEnjoy de Gaele Regnault à découvrir ici
 https://play.google.com/store/apps/details?id=com.learnenjoy.kirikou

dimanche 18 octobre 2015

jeudi 15 octobre 2015

Toulouse

toulouse, salon, gourmet des lettres, livres, amour, asperger
Cérémonie des remises du prix Gourmets de lettres : 
Aspie je t'M  
 "Nominé" 

mardi 6 octobre 2015

Couleur

Le site change de couleur.
Le contraste orange-bleu devrait permettre une lecture plus aisée pour tous les lecteurs. 

lundi 5 octobre 2015

Ma réponse à l'ignorance


"Oui je pense à cette maladie qui empoisonne la vie du malade mais surtout de son entourage ; car lui, le malade, ne se rend pas toujours compte des conséquences.
Ton malheur à toi, c'est de t'être accroché à lui, sans connaitre le problème et que maintenant la maladie est plus forte que tout, même l'amour.
Ils n'ont pas besoin de sentiments, parce qu'ils ne ressentent rien , ni la douleur, ni le bonheur. On a l'impression , mais non, ça ne change pas.
Oui tu t'es mis dans ce monde renfermé, pas toujours facile . Si tu as des personnes qui viennent vers toi, alors tant mieux, mais ne t'abrutis pas dans ce monde.
Tu as préféré de mettre dans ce monde, pourquoi ? C'est difficile à expliquer, mais peut-être que toi aussi, ton cerveau te joue des tours.
Il te faut choisir un monde où tu peux vivre sereinement.
Je sais ce n'est pas évident pour toi, mais tu sais il y a bien des gens qui ont des problèmes peut-être beaucoup plus graves ; il faut optimiser, se dire qu'il y a toujours pire."

Ma réponse :
Le Trouble du Spectre Autistique et sa variante Syndrome d’Asperger n’est pas une maladie. Je parle plus volontiers de particularité, de différence avec cette appréhension hors-norme du monde qui caractérise le syndrome. A savoir si cette particularité peut empoisonner la vie de la personne et de son entourage ... Je dirais avant tout qu’elle complique un peu, beaucoup parfois, la vie, mais que l’on en meurt moins que de l’ingestion d’arsenic ou plus couramment de produits médicamenteux, ou de l'emploi de produits phytosanitaires.
Les conséquences ? que savons-nous, les uns et les autres des conséquences de nos actes, de nos vies, de nos prises de position ? Quelle est notre lucidité à nous, neurotypiques (pardon, je devrais dire "à nous, gens normaux") par rapport au monde, aux événements et à tout le reste ?
Mon malheur de m’être accrochée sans connaître et la maladie plus forte que l’amour... Mon malheur, sache-le, a été causé au début de mon histoire uniquement par l’ignorance. Par ce mystère dont je ne parvenais pas à démêler les noeuds. Je ne connaissais rien à l’autisme quand celui-ci m'est tombé dessus en même temps que l'Amour. 
Je ne me suis accrochée à rien du tout, ni à personne, juste laissée porter par l'Amour, l'Amour immense, absolu, celui qui s'offrait à moi et que j'ai découvert véritablement avec cette rencontre hors-normes. Je ne développerai pas ici les raisons que l'on a, ou que l'on ne doit pas avoir, de tomber en Amour, comme disent si poétiquement nos cousins d'Outre-Atlantique. Effectivement cela m'a conduite dans un tunnel, sombre, dans lequel j'ai dû me débattre seule, pour rejoindre une sortie sans vouloir lâcher la main qui s'était posée dans la mienne. Mais aujourd’hui je peux dire que l’Amour a été le plus fort. Car non seulement j’ai compris et j’en aime encore plus mon Petit Prince, même si lui, ne parvient pas à tout saisir. Mon chemin lui a également permis d'accéder au diagnostic qui change aujourd’hui sa vie.
Ils ne ressentent ni le malheur, ni le bonheur ... ils ne changent pas !
J’ai mal de lire ça, de voir que l'on peut réduire les personnes atteintes d'autisme à l’état de personnes sans cœur, sans âme et surtout sans espoir de progresser. Il s'agit là d'un postulat que je trouve indigne ... Moi, je m'émerveille chaque jour de voir comment "ils" peuvent changer, comment ils peuvent évoluer pour peu que l’on veuille leur tendre la main, leur tenir le cœur, leur ouvrir les yeux, les conduire, les aider à cheminer.
Certes tu as fait beaucoup pour m'aider, mais qu’as-tu compris de ce que je t’ai confié ? qu'as-tu saisi de cet océan où effectivement je m’étais jetée au risque de me noyer ?
Le pire est ce qui suit : Ils n’ont pas besoin de sentiments
Comme je suis triste de lire ça !  Ces "ils"  sont avant tout des personnes. Pour chaque personne, plus largement, pour chaque  être vivant, la considération, l’attention, les sentiments, et surtout l’amour est ce qu’il y a de plus vital. Par l’amour que j’ai donné à mon Petit Prince, il n’a jamais autant progressé de toute sa vie, jamais autant avancé sur le chemin de sa propre connaissance,  sur le chemin de la réussite sociale et professionnelle. Et quand je vois son sourire devant mes surprises, devant mes rires, devant nos déjantages rien qu'à nous deux, quand je vois aussi sa peine, sa bulle sombre parfois qui me rend triste aussi ... alors je me dis que ceux qui ne comprennent pas que derrière tout cela c'est l'amour, c'est l'humain, c'est la vie, oui, ceux qui ne comprennent pas ça sont à plaindre. Car ici se trouve le bonheur, se trouve la vie pour laquelle l’amour est la plus belle clef.
Je m’abrutirais dans ce monde ? Devenir brute... J'ai au contraire le sentiment que j'ai appris à devenir plus douce, plus tendre, plus humble aussi, plus simple. Mais je peux aussi être brute de brute, oui, parce que pour moi le naturel est la meilleure des choses et la sincérité le meilleur des discours. (Merci à un de mes amis pour cette phrase qui est mon anti-trac préféré). Et aussi parce que lorsque les choses me révoltent je les dis encore, sans chercher à me fondre dans le moule des conventions. Dans ce monde, où j’ai été entraînée malgré moi mais sans doute aussi, paradoxalement, de mon plein gré,  je m'y sens bien au point de regretter parfois de devoir retourner dans le monde des « normaux ». 
Pourquoi j’ai préféré ce monde ? Parce les personnes y sont belles. Elles ont un cœur. Chaque jour il en est une qui vient me surprendre. Par un mot, par un regard, par une création artistique, par un petit pas de plus, que sais-je encore. Parce qu’enfin, auprès d’elles, je trouve ma place. Elles m’apportent un regard vrai, pur, sur la vie. Elles m’ont permis de m’ouvrir à des choses qui m’étaient inconnues, de changer mon regard sur le monde, sur les gens, sur la vie. Et sur moi. Et de cela je leur suis reconnaissante. Elles me donnent une place dans la vie en me permettant de les accompagner. En m’accordant leur confiance comme l’a fait un jour cet homme qui est venu me chercher et que j’ai aimé sans concession. Peut-être aussi comme tu le dis, est-ce parce que mon cerveau me joue des tours. Sans doute. Des tours. Une farce. Des pirouettes. Des clins d’œil à la vie. Différents. Décalés. Serais-je folle ? C'est vrai, je n'ai jamais rien fait comme les autres, les autres, dont le regard m'a souvent empêché de respirer librement. Mais la vie, n’est-ce pas cela ? Quoi de mieux pour avancer que d’aller vers d’autres mondes, vers d’autres cœurs ? Quoi de mieux que se laisser surprendre ? Que de chercher à comprendre ? N’est-ce pas cela évoluer ? N’est-ce pas cela vivre et grandir ? Cela n'est pas facile. Ce n'est guère confortable quand la souffrance dépose ses voiles. Mais lorsque le tunnel est franchi c'est la lumière qui vous prend tout entier et vous rend plus fort.
Des problèmes beaucoup plus graves … je sais, j’ai de la chance, je n’ai pas de diabète, pas de cholestérol, j’ai mes 4 membres je n’ai pas de cancer. J’ai failli par deux fois fermer la porte à la vie à tout jamais, mais ce n’est pas grave. Ça c’était ma tête. Ma tête ! Mon cerveau qui me joue des tours. Peut-être aussi mon coeur (dois-je me plaindre d'en avoir un ?) … C’était simplement de ma faute. Un égarement impardonnable car ce que je traversais au fond n’avait rien de grave. J’étais juste tombée amoureuse d’un Asperger.
Oui, j’ai la santé, et je fais tout pour la garder. Je cours un peu chaque jour, je nage, je danse, je marche, j’écris, j’aime la peinture et la musique. Je prends soin de mon alimentation. Quoi d’autre ? Ah oui ! Je continue d’aimer un homme, beau et différent. Et lui … lui, je ne sais pas. Je sais juste qu’il fait au mieux dans sa vie d’homme et je suis heureuse d’y contribuer toujours un peu. Même de loin.

Quant au meilleur, au pire ... je n'en sais rien. Chacun a "son"meilleur et "son" pire. Chaque meilleur, chaque pire est respectable car chaque personne est unique. 

lire des extraits de l'ouvrage > clic 


samedi 3 octobre 2015

Crazy in love - Mozart et la baleine

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Rain Man fut le premier. On peut le trouver caricatural. Moi je l'aime bien car sous ce que certains peuvent considérer comme un trait trop forcé, il démonte certains modes de fonctionnements, peut-être plus d'ailleurs, concernant les fonctionnements des neurotypiques. Il met le doigt sur la perception de la différence. Sur la relation aussi, sur les sentiments. Si l'on fait fi de certains comportements de Rain Man on peut vraiment y entrevoir ce qui fait les facettes extrêmes de l'autisme tant dans ses aspects difficiles que dans ses aspects humainement superbes. 

Le monde de Nathan est le dernier. Je n'ai pas pu le voir. Trop vite délaissé dans les salles ordinaires. Les salles d'art et d'essai prendront-elles le relais ? 

En attendant je vous propose de voir, ou revoir, le superbe Mozart et la baleine. L'amour, ici, concerne deux personnes atteintes du TSA-SA. 

C'est une rencontre hier soir, fortuite, mais de ces rencontres toujours précieuses, qui m'incite à ouvrir sur ce blog une catégorie vidéo. Vous ai-je dit que depuis ma plongée dans ce monde bleu les rencontres n'en finissent pas de se faire, belles, de cette synchronicité qui interpelle toujours, de ces hasards que Jean-François Vézina qualifie de "nécessaires" ? Les Aspies ont ce quelque chose de troublant qui vous entraîne malgré vous vers ... le merveilleux.

https://www.youtube.com/watch?v=FGdG-5MPvGQ

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